7 € par an : ce que finance vraiment l'abonnement Convertu
Pourquoi 41 outils Convertu ne coûtent rien à faire tourner, pourquoi 19 en coûtent, et ce que paient réellement vos 7 € annuels.
Vous avez fusionné deux PDF ce matin, un troisième fichier arrive dans l'après-midi, et un écran vous annonce que la conversion offerte du jour est déjà consommée. Derrière, un prix : 7 € par an. Assez bas pour qu'on cherche le piège — reconduction cachée, revente de fichiers, sortie dégradée pour les non-abonnés. Voici le détail, sans habillage commercial.
Deux familles d'outils, deux coûts sans commune mesure
Sur les 60 outils du catalogue, 41 ne coûtent rien à faire tourner. Compter les mots d'un texte, reformater du JSON, calculer une TVA, générer un mot de passe, recadrer une photo : tout se passe dans le moteur JavaScript de votre navigateur. Le serveur envoie une page et quelques dizaines de kilo-octets de code, puis il n'a plus rien à faire. C'est votre processeur qui travaille. Quand vous utilisez la compression d'image, le fichier est décodé puis ré-encodé par l'API Canvas de votre navigateur — il ne part nulle part.
Les 19 autres sont d'une autre nature. Convertir un PDF en document Word suppose de démarrer un moteur bureautique complet, d'analyser la structure du fichier, de reconstruire les blocs de texte, les tableaux et les substitutions de polices. Recompresser une vidéo suppose de la décoder image par image puis de la ré-encoder intégralement. Détourer un sujet sur une photo suppose de faire tourner un modèle de segmentation. Ces opérations ont un point commun : « elles saturent le processeur pendant plusieurs secondes » — souvent plusieurs dizaines pour une vidéo de quelques minutes —, occupent de la mémoire, écrivent des fichiers temporaires sur disque et consomment de la bande passante dans les deux sens. Multiplié par le nombre de visiteurs d'une journée, ça se facture. Voici où passe la frontière, famille par famille.
| Famille | Où ça s'exécute | Exemples |
|---|---|---|
| Texte, calcul, dates, encodage | Navigateur | Compteur de mots, calculateur de TVA, Base64, hash SHA, fuseaux horaires, synthèse et reconnaissance vocale |
| Retouche d'image courante | Navigateur | Compression, redimensionnement, recadrage, rotation, conversion de format |
| Outils web et développeur | Navigateur | QR code, palette de couleurs, Markdown ↔ HTML, formateur CSS, slugs |
| PDF (10 outils) | Serveur | Fusion, découpe, compression, protection, PDF → Word, PDF → JPG |
| Vidéo et audio (4 outils) | Serveur | Extraction MP3, compression vidéo, changement de conteneur |
| Image lourde (4 outils) | Serveur | HEIC → JPG, suppression d'arrière-plan, filigrane, flou |
| Validation de code (1 outil) | Serveur | Validateur HTML |
Cette ligne n'est pas un choix marketing, c'est une contrainte technique : Chrome et Firefox ne savent pas décoder un HEIC produit par un iPhone, faute de décodeur HEVC sous licence, seul Safari le fait ; et aucun navigateur ne sait reconstruire une mise en page Word à partir d'un flux PDF. Rien ne part, donc rien n'est facturé pour le traitement lui-même : 36 de ces outils sont ouverts à tous, sans aucun compte. Les cinq outils image, eux, sont inclus dans l'abonnement.
Ce que l'abonnement débloque, et ce qu'il ne change pas
Ce qu'il débloque : l'usage illimité des 19 outils serveur, où vous avez sinon une conversion offerte par jour, plus cinq outils image. Rien d'autre : 7 € prélevés une fois par an, soit environ 0,58 € par mois, sans engagement — l'abonnement se résilie en un clic.
Ce qu'il ne change pas, et c'est important :
- La qualité du résultat. La conversion offerte du jour passe par le même moteur, avec les mêmes réglages, et produit exactement le même fichier qu'une conversion d'abonné. Pas de filigrane, pas de résolution bridée, pas de première page seulement.
- Les outils navigateur. Ils s'exécutent chez vous : payer n'accélère rien et ne change pas le résultat, puisqu'il n'y a aucun traitement à débloquer côté serveur.
- La nécessité d'une connexion. Un PDF → Word ne fonctionnera pas dans un train sans réseau, abonné ou non. Les outils navigateur, eux, ne consomment du réseau qu'au chargement de la page.
- Les lois de la physique. Un fichier vidéo de plusieurs centaines de mégaoctets doit monter avant d'être traité. Sur une connexion domestique classique, c'est l'envoi qui domine le temps total, pas le calcul.
Les cas où il ne faut pas s'abonner
La conversion quotidienne offerte est plus généreuse qu'il n'y paraît : elle ne demande ni compte, ni adresse e-mail, et elle se réinitialise chaque jour. Si vous fusionnez un PDF trois fois par an, vous n'aurez jamais de raison de payer. Idem si votre usage se limite au texte, aux calculatrices, aux couleurs ou aux outils web : tout est déjà de votre côté de l'écran.
Deux autres situations où l'abonnement est le mauvais choix :
- Le traitement industriel. Si vous ré-encodez des dizaines de vidéos par jour en production, une installation locale de FFmpeg sur un poste correct ira plus vite qu'un aller-retour réseau, et ne dépendra de personne.
- Les documents que votre organisation interdit de faire sortir. Dans ce cas, la question n'est pas le prix : ce sont les outils serveur eux-mêmes qui sont exclus. Restent les 41 outils qui ne transmettent rien.
À l'inverse, le seuil se franchit vite dès qu'on enchaîne les opérations sur un même document. Découper un rapport de 80 pages pour n'en garder que trois, compresser le résultat, puis l'exporter en Word : ce sont déjà trois passages serveur dans la même demi-heure. C'est le travail en chaîne, pas le volume mensuel, qui rend l'abonnement utile.
Pourquoi une fois par an plutôt que tous les mois
Le paiement annuel n'est pas un artifice de présentation destiné à faire paraître le prix plus petit. Il a trois effets concrets. D'abord, vous prenez une décision par an au lieu de douze reconductions silencieuses. Ensuite, les frais fixes de traitement d'un paiement pèsent lourd sur un micro-montant : douze prélèvements de 0,58 € coûteraient une part absurde de la somme en commissions — un prélèvement unique laisse le prix tenir à ce niveau. Enfin, il n'y a pas de tarif d'appel destiné à grimper au renouvellement : le montant de la deuxième année est celui de la première.
Ce qu'il advient de vos fichiers
Pour les 41 outils navigateur, la réponse est vérifiable sans nous croire sur parole : ouvrez l'onglet Réseau des outils de développement de votre navigateur, lancez une compression ou un recadrage, et constatez qu'aucune requête ne part avec le fichier. C'est la garantie la plus solide qui existe, parce qu'elle ne repose sur aucune promesse.
Pour les 19 outils serveur, le fichier monte, il est traité, et il est supprimé au bout d'une heure. Ce délai existe pour vous laisser le temps de retélécharger le résultat si vous fermez l'onglet par accident, pas pour l'archiver. L'éditeur du service est SOLUTION AS A SERVICE, société établie à Bruxelles, et l'interface est disponible en six langues.
Un réflexe utile quand un document contient des parties sensibles : n'envoyez que ce qui doit l'être. Si vous n'avez besoin de traiter que les pages 12 à 14 d'un contrat, passez d'abord par le découpage de PDF pour isoler l'extrait, plutôt que de transmettre l'intégralité du dossier. Même logique pour une vidéo : un rognage préalable, dans votre logiciel de montage, évite de faire transiter les vingt minutes inutiles avant la compression.
Le résumé, en une ligne
Deux tiers du catalogue tournent chez vous, et la plus grande partie est gratuite parce qu'elle ne coûte rien à personne. Le tiers restant mobilise une machine à chaque clic, et se paie 7 € par an pour ceux qui en ont un usage régulier. Le reste du temps, la conversion quotidienne offerte suffit. Vous pouvez parcourir l'ensemble des outils avant de décider, ou consulter les conditions de l'abonnement.